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L’extrait radio dans lequel Bernard Drainville tient les propos qui ont semé la controverse est en ligne

Bernard Drainville ne s’est visiblement pas retenu lorsqu’il a été question de Donald Trump. Le ministre de l’Économie et superministre au sein de la CAQ s’est retrouvé au cœur d’une controverse après avoir lancé un retentissant « fuck you, estie » à l’endroit du président américain lors d’une entrevue à la radio.

Une sortie pour le moins colorée qui n’a pas vraiment fait sourire sa cheffe, Christine Fréchette. La cheffe de la CAQ a rapidement rappelé son ministre à l’ordre, lui demandant notamment de retirer ses propos. L’épisode s’est donc transformé en petite tempête politique au moment où les relations entre le Québec, le Canada et les États-Unis demeurent particulièrement sensibles.

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Drainville, connu pour son franc-parler, a laissé parler ses émotions en s’en prenant directement à Donald Trump. Sa déclaration, prononcée dans un contexte d’entrevue radiophonique, a rapidement attiré l’attention et fait réagir sur les réseaux sociaux.

Si certains peuvent comprendre la frustration du ministre envers le président américain, particulièrement dans le contexte des tensions commerciales et politiques qui opposent régulièrement Trump au Canada, le langage utilisé par un membre du gouvernement demeure difficile à ignorer.

Christine Fréchette a donc choisi de prendre ses distances avec cette déclaration, rappelant implicitement que les ministres doivent faire preuve d’une certaine retenue lorsqu’ils s’expriment publiquement. L’incident illustre aussi le délicat équilibre auquel sont confrontés les élus québécois lorsqu’ils souhaitent exprimer leur mécontentement envers Donald Trump sans compromettre le ton diplomatique attendu d’un gouvernement.

Une chose est certaine : le « fuck you, estie » de Bernard Drainville risque de rester parmi les sorties politiques les plus colorées de la campagne électorale québécoise. Et cette fois, même son propre camp lui a demandé de lever le pied.

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