Louis Morissette ne comprend pas pourquoi les artistes sont aussi souvent critiqués lorsqu’il est question de subventions gouvernementales. Dans un extrait vidéo, le producteur et comédien prend la parole pour remettre en perspective l’importance du financement public dans le milieu culturel. Selon lui, les critiques oublient trop souvent les nombreux emplois créés par les productions québécoises et les retombées économiques qui en découlent.
Au cours de son intervention, Louis Morissette raconte notamment comment certaines personnes s’en prennent aux artistes en les qualifiant de « subventionnés ». Face à ce genre de commentaires, il explique qu’il lui arrive de consulter le profil de ceux qui tiennent ces propos afin de mieux comprendre leur situation. Il raconte avoir déjà découvert qu’une personne travaillant dans une entreprise évoluant dans un autre secteur pouvait elle aussi bénéficier indirectement d’un soutien financier gouvernemental.

Cette observation l’amène à soulever une question importante : pourquoi le financement public accordé aux artistes semble-t-il déranger davantage que les aides destinées à d’autres industries? Pour lui, cette différence de perception est difficile à comprendre. Il estime que les subventions ne devraient pas être considérées comme un problème lorsqu’elles permettent de soutenir des activités économiques et de maintenir des emplois.
Il rappelle que les budgets des films ne vont pas dans les poches des artistes
Louis Morissette s’attaque également à une idée qu’il juge particulièrement répandue : celle selon laquelle un réalisateur ou un producteur qui obtient plusieurs millions de dollars pour un film empoche personnellement cette somme.
Il donne l’exemple d’une production cinématographique dont le budget se situe entre trois et cinq millions de dollars. Contrairement à ce que certaines personnes peuvent croire, cet argent ne se retrouve pas entièrement dans les poches de celui qui porte le projet. Il sert plutôt à financer l’ensemble de la production, notamment les salaires des techniciens, les différents métiers spécialisés et les nombreuses dépenses nécessaires au tournage.
L’homme rappelle qu’un plateau de cinéma peut réunir environ 200 travailleurs. Derrière un film, il y a donc toute une équipe qui contribue à sa réalisation et qui dépend de ces projets pour gagner sa vie.
À ses yeux, il est essentiel de reconnaître cette réalité avant de critiquer le financement public de la culture. Les sommes investies permettent de faire travailler des centaines de personnes et de soutenir une industrie qui possède une véritable expertise au Québec.
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Une expertise québécoise reconnue à l’étranger
Louis Morissette souligne également que les compétences des travailleurs québécois sont appréciées bien au-delà de nos frontières. Il rappelle que des productions américaines viennent tourner au Québec et reconnaissent la qualité des techniciens d’ici.
Pour lui, cette reconnaissance devrait être une source de fierté collective. Le Québec dispose de professionnels qualifiés capables de contribuer à des productions d’envergure, ce qui favorise aussi le rayonnement de notre industrie audiovisuelle.
Son message est clair : plutôt que de réduire les artistes à leur financement public, il faudrait davantage considérer les emplois créés, le savoir-faire développé et les retombées économiques générées.
Louis Morissette invite ainsi les Québécois à revoir leur perception des subventions culturelles. Il ne comprend pas pourquoi une industrie qui fait travailler autant de gens et dont les compétences sont reconnues à l’international suscite autant de critiques, alors qu’elle pourrait être considérée comme une richesse collective.
— Pat Laliberté – La Tribune du peuple (@Pat77432407) October 25, 2026




