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Amélie B. Simard signe une publication coup de poing et brise le silence sur la dure réalité des comédiens québécois

Amélie B. Simard lève le voile sur une réalité moins visible du métier de comédienne : la difficulté grandissante à décrocher des auditions et à vivre de son art. Dans une publication Instagram particulièrement personnelle, la comédienne, qui travaille dans le milieu depuis l’âge de 8 ans, explique qu’à 41 ans, elle cherche toujours sa place dans une industrie devenue de plus en plus difficile.

Après 33 ans de carrière, elle constate que les occasions se font rares. Lorsqu’une audition se présente, la pression est immense, puisqu’il est impossible de savoir combien de temps passera avant la prochaine. Cette incertitude, combinée au nombre réduit de projets, contribue à alimenter une anxiété qu’elle dit ressentir notamment lors des premières et des événements du milieu.

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Une question pourtant banale, « C’est quoi ton prochain projet? », peut ainsi devenir particulièrement difficile à entendre lorsqu’elle-même ne connaît pas la réponse. La comédienne précise toutefois qu’elle ne partage pas son expérience pour susciter la pitié, mais plutôt pour mettre en lumière une réalité dont on parle peu.

Derrière les tapis rouges et les visages connus, elle rappelle qu’un grand nombre d’artistes talentueux attendent leur prochaine occasion, travaillent dans d’autres domaines ou tentent simplement de rester actifs dans une industrie extrêmement compétitive. Selon elle, seule une petite minorité réussit réellement à vivre du métier de comédien.

Amélie B. Simard élargit également sa réflexion à l’état de la culture québécoise. Derrière les chiffres et les projets, souligne-t-elle, se trouvent des artistes qui souhaitent continuer à créer, raconter des histoires et faire vivre notre culture.

Elle reconnaît être privilégiée de pouvoir encore vivre de son métier, notamment grâce à la voix publicitaire. Sans cette facette de sa carrière, elle affirme qu’elle aurait probablement dû se réorienter depuis longtemps.

Malgré les difficultés et les incertitudes, son amour du jeu demeure intact. Après toutes ces années, elle souhaite encore jouer, raconter des histoires et avoir la chance de démontrer son talent. Son message se termine d’ailleurs sur un souhait simple : qu’il y ait davantage de place pour les artistes. (via Conneries QC)

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