Changer une simple photo de profil sur Facebook peut parfois provoquer une réaction bien plus importante que prévu. Richard Scofield, président des restaurants St-Hubert, en a fait l’expérience et est revenu sur cette anecdote dans un extrait de podcast qui met en lumière l’attachement des Québécois à cette marque emblématique.
Dans la discussion, il raconte comment une initiative promotionnelle a pris une tournure inattendue. L’équipe de St-Hubert avait lancé une promotion autour des grillades et avait modifié la photo de profil de l’entreprise sur Facebook. Une décision qui semblait plutôt anodine a rapidement attiré l’attention des internautes.

« Quelqu’un a dit : Saint-Hubert a changé le logo », raconte Richard Scofield. Ce commentaire a ensuite déclenché une véritable vague de réactions, au point où l’histoire a été surnommée le « Logogate ».
Le président explique que l’affaire a pris une ampleur surprenante. Les médias se sont emparés du sujet, des reportages ont été réalisés et les journalistes ont multiplié les demandes d’entrevue. Tout cela à la suite d’un changement de photo de profil sur les réseaux sociaux.
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L’anecdote illustre à quel point l’identité visuelle de St-Hubert occupe une place particulière dans l’imaginaire collectif québécois. Pour plusieurs consommateurs, la marque ne représente pas seulement une chaîne de restaurants, mais aussi une partie de leurs souvenirs et de leurs habitudes. Un changement, même temporaire, peut donc susciter des réactions inattendues.
Au cours de la conversation, les participants évoquent également Arnaud Soly, qui avait parlé de cette modification du logo. L’échange permet de revenir sur cette expérience et sur la manière dont une marque peut tester certaines idées auprès du public.
Richard Scofield résume d’ailleurs la leçon tirée de cette histoire avec une formule sans équivoque : « On a testé puis on a compris qu’on ne touche pas. »
Autrement dit, l’expérience a montré que modifier un élément aussi reconnaissable de l’identité de St-Hubert comporte certains risques. Même lorsqu’une entreprise souhaite renouveler son image ou essayer une nouvelle approche marketing, la réaction de sa clientèle peut rapidement lui rappeler l’importance de ses symboles.
La discussion aborde ensuite la difficulté de prendre des décisions lorsqu’on dirige une entreprise et qu’on souhaite continuer à innover sans décevoir les attentes du public. Les changements peuvent être nécessaires, mais ils doivent être réfléchis, particulièrement lorsqu’une marque bénéficie d’une longue histoire et d’une forte notoriété.

À la fin de l’extrait, la conversation revient sur la volonté de se réinventer, notamment à travers des éléments aussi familiers que les frites. Une façon de rappeler qu’il est possible de faire évoluer une entreprise sans nécessairement toucher à tout ce qui fait son identité.
Cette anecdote démontre finalement qu’en marketing, les gestes qui paraissent les plus simples peuvent parfois déclencher les réactions les plus inattendues. Dans le cas de St-Hubert, une photo de profil aura suffi à provoquer un véritable débat sur le logo de la chaîne.
@on.rdress.caLOGO GATE chez St-Hubert♬ son original – On r’dress ça




