Les affiches de films québécois mériteraient-elles un peu plus d’efforts? C’est la question que soulève Miguel dans une vidéo publiée sur TikTok, dans laquelle il critique sans détour le travail graphique derrière plusieurs productions cinématographiques d’ici. Selon lui, certaines affiches récemment dévoilées manquent sérieusement de créativité et de finition, même lorsqu’elles accompagnent des films très attendus.
D’entrée de jeu, Miguel tient à préciser que son reproche ne concerne pas uniquement les productions à petit budget. À ses yeux, une affiche décevante peut tout aussi bien être associée à un film indépendant qu’à une production disposant de moyens financiers plus importants. Il rappelle d’ailleurs que le Québec est également capable de proposer de très belles affiches, ce qui rend certaines de ses déceptions encore plus difficiles à comprendre.

Dans sa vidéo, il s’arrête notamment sur trois films populaires sortis cette année, avant de réserver une critique particulièrement mordante à une quatrième production.
Le premier film ciblé est Françoise. Miguel tourne en dérision le résultat obtenu, qu’il décrit comme une affiche réalisée à partir d’une simple image du film, sans véritable travail créatif apparent. Son verdict est sans appel : il estime que le résultat est loin d’être convaincant.
Découvrez notre playlist des meilleures chansons pour enfants et abonnez-vous
Il poursuit ensuite avec 125, rue des Malaises, dont l’affiche présente plusieurs personnages regroupés dans un montage. Miguel trouve le résultat particulièrement décevant, surtout compte tenu de l’ampleur de la production et de son impressionnant casting. Selon lui, un film de cette envergure méritait une proposition visuelle beaucoup plus soignée.
Le film Entrée passe également sous sa loupe. Encore une fois, c’est le recours au collage qui lui pose problème. Miguel estime que les différents éléments auraient pu être mieux intégrés afin de donner l’impression d’une véritable image cohérente, plutôt que d’un assemblage de photographies.
Toutefois, c’est l’affiche de Santa Claus qui semble avoir véritablement déclenché sa réflexion. Miguel s’interroge sur le montage, notamment sur l’intégration de Claude dans l’image et sur les petites maisons dessinées qui, selon lui, manquent de réalisme. Il souligne également l’absence du traîneau, un élément qu’il aurait aimé retrouver dans une affiche associée à un personnage comme le père Noël.
Au-delà de ses critiques, Miguel soulève une question plus large concernant les moyens consacrés à la promotion des films québécois. Il rappelle que plusieurs productions bénéficient de subventions et estime qu’un investissement supplémentaire en graphisme pourrait faire une réelle différence. Il suggère qu’il serait possible de consacrer quelques centaines, voire quelques milliers de dollars, à un graphiste professionnel.

Pour Miguel, l’affiche représente une vitrine essentielle : elle contribue à attirer l’attention du public et à donner envie de découvrir un film. Son message est donc clair : les productions québécoises ont tout intérêt à ne pas négliger cet aspect de leur campagne promotionnelle.
Sa sortie risque de faire réagir les amateurs de cinéma d’ici, mais aussi les équipes derrière les films concernés. Reste à voir si son coup de gueule fera réfléchir l’industrie sur l’importance d’une affiche bien conçue.
@miguel_lagueux Les affiches de films de la baleine québécois, on en parle? #quebectiktok #filmtok #tiktokquebec #films ♬ son original – Miguel | Critique Ciné




