Mathieu Bock-Côté a livré une longue analyse du film François.e, porté par Louis Morissette, en affirmant que le véritable message de l’œuvre ne porte pas principalement sur la transidentité, mais plutôt sur la place de l’homme blanc dans la société actuelle.
Selon le chroniqueur, plusieurs observateurs se trompent en présentant le long métrage uniquement comme un film sur les personnes trans. À ses yeux, cet aspect sert surtout de toile de fond à un discours plus large qu’il juge très militant. Il estime que le film adopte un ton pédagogique cherchant à convaincre le public d’adhérer à une certaine vision des questions liées au genre, tout en ridiculisant ceux qui expriment des interrogations sur ce sujet.

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Mathieu Bock-Côté affirme toutefois que ce qui l’a le plus marqué est la représentation du personnage principal, incarné par Louis Morissette. Il soutient que François, scénariste quinquagénaire, est présenté comme un homme blanc dont la carrière est freinée parce que ce profil ne serait plus valorisé dans le milieu culturel. Selon lui, le scénario laisse entendre que le personnage ne retrouve des opportunités professionnelles qu’après avoir adopté une identité trans, ce qui illustrerait, d’après son interprétation, une forme de discrimination envers les hommes blancs.
Le chroniqueur poursuit en soulignant que le protagoniste est progressivement célébré par son entourage après sa transition, avant de perdre tous ces avantages lorsqu’il révèle qu’il n’est pas réellement trans. Il voit dans cette évolution un symbole de ce qu’il considère comme la dévalorisation de l’homme blanc au profit d’autres identités.

Dans la conclusion de son texte, Mathieu Bock-Côté avance que l’accueil mitigé réservé au film ne s’expliquerait pas uniquement par une supposée transphobie ou homophobie du public. Il croit plutôt que plusieurs spectateurs auraient rejeté une œuvre qu’ils perçoivent comme présentant l’homme blanc sous un jour constamment négatif et humiliant. Selon lui, c’est cette vision du monde, davantage que le thème de la transidentité, qui expliquerait les réactions plus tièdes du public envers François.e.








