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Pierre-Yves McSween n’en revient pas que la SAQ paie 6,3 millions de dollars pour gérer ses réseaux sociaux

La Société des alcools du Québec (SAQ) fait de nouveau parler d’elle avec l’attribution d’un contrat évalué à 6,3 M$ visant la gestion de ses réseaux sociaux. Cette décision, qui s’inscrit dans une stratégie de modernisation de sa communication numérique, soulève néanmoins plusieurs questions quant à la gestion des fonds publics et à la pertinence du recours à l’externe pour ce type de mandat.

Selon les informations rendues publiques, ce contrat couvrirait la planification, la création de contenu, l’animation des plateformes sociales ainsi que certaines activités de veille et d’analyse de performance. Dans un contexte où les organisations publiques sont de plus en plus scrutées sur leurs dépenses, l’ampleur de la somme engagée ne passe pas inaperçue.

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L’économiste et chroniqueur Pierre-Yves McSween n’a pas tardé à réagir à cette annonce, exprimant une critique sévère de cette approche. Il a déclaré : « Aucun bon sens… faites comme les PME. Un employé à l’interne… un monopole! si ton département marketing ne peut pas gérer ses campagnes… pourquoi avoir un tel département. » Une prise de position qui met de l’avant l’idée qu’une organisation de cette taille devrait pouvoir internaliser davantage ses fonctions de communication, plutôt que de recourir à des contrats externes d’envergure.

Ce type de débat revient régulièrement lorsqu’il est question des sociétés d’État et de leur structure organisationnelle. D’un côté, certains soutiennent que l’externalisation permet d’accéder à une expertise spécialisée et à une flexibilité accrue. De l’autre, plusieurs estiment qu’une meilleure maîtrise des coûts et une responsabilisation interne devraient primer, surtout pour des fonctions aussi stratégiques que la communication.

Dans ce contexte, cette décision de la SAQ relance la discussion sur l’équilibre entre efficacité, expertise externe et saine gestion des ressources publiques.

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