Dans une vidéo TikTok, VP Law aborde une situation banale, mais souvent mal comprise : la vérification des sacs à la sortie d’une épicerie ou d’une pharmacie. Son intervention met en lumière un point essentiel du droit canadien, soit la distinction entre un agent de sécurité et un agent de la paix.
Elle rappelle d’abord que l’agent de sécurité demeure un simple citoyen aux yeux de la loi. Contrairement à un policier, il ne possède aucun pouvoir général de fouille ni de détention.


Ainsi, exiger qu’un client ouvre son sac après avoir payé ne repose sur aucune base légale, sauf dans un contexte bien précis. Cette précision est cruciale, puisqu’elle déconstruit une pratique parfois perçue comme normale, voire obligatoire.
Le seul levier juridique auquel peut recourir un agent de sécurité est l’arrestation citoyenne, encadrée par le Code criminel du Canada. Or, cette mesure exige que l’infraction soit constatée sur le fait. En d’autres termes, sans preuve directe d’un vol en train de se produire, aucune intervention coercitive ne peut être justifiée. Les simples soupçons ne suffisent pas.


La créatrice apporte également une nuance pertinente avec l’exemple de Costco. Dans ce cas précis, la vérification des achats s’inscrit dans un cadre contractuel accepté par les membres. Il ne s’agit donc pas d’un pouvoir légal imposé, mais d’une condition volontaire d’accès au commerce.
Au final, son propos met en évidence un enjeu de perception : plusieurs consommateurs confondent autorité perçue et autorité réelle. Une distinction essentielle pour mieux comprendre ses droits au quotidien.

@vp.law1 Un agent de sécurité vous a déja demandé d’ouvrir votre sac en sortant de pharmacie ? 🤯⚖️ #lawyer #droit #law #avocat #justice ♬ original sound – vp.law1




