Les propos de François Lambert au sujet de la compagnie Armoires PMM soulèvent un débat important sur la responsabilité des entreprises lorsqu’elles font faillite. Dans sa publication, il affirme que la fermeture de l’entreprise n’est pas le résultat d’un complot ou d’un système injuste, mais plutôt d’une gestion financière déficiente où les dettes dépassent les ventes et où le niveau d’endettement devient insoutenable.
Selon lui, les règles fiscales au Québec sont les mêmes pour toutes les entreprises. Chaque jour, des milliers d’entrepreneurs réussissent à fonctionner dans ce cadre réglementaire sans tomber en faillite. Il soutient donc que blâmer le gouvernement ou les taxes peut être une manière d’éviter d’assumer ses propres erreurs de gestion.
Dans le cas d’Armoires PMM, il rappelle également que certains éléments soulevaient déjà des inquiétudes depuis plusieurs années, notamment la révocation de la licence de la Régie du bâtiment du Québec en 2022, des enquêtes liées à des prête-noms et plusieurs plaintes de clients concernant les délais et la livraison des produits.

Malgré ces problèmes, la publicité pour des cuisines à 9 999 $ continuait d’être diffusée largement, ce qui pouvait donner l’impression d’une entreprise en bonne santé. Pour François Lambert, lorsqu’une situation financière se détériore, certaines entreprises adoptent la stratégie de désigner un responsable externe afin de conserver l’appui du public.
Il critique aussi l’argument voulant que l’entreprise redistribuait de l’argent ou aidait les consommateurs, en affirmant que personne ne peut jouer au « Robin des bois » sans d’abord payer ce qu’il doit à l’État. Selon lui, toute entreprise a d’abord l’obligation de respecter ses engagements financiers et légaux avant de se présenter comme un défenseur du public.








