La saga entourant la poursuite de 500 $ contre un salon de coiffure québécois continue de susciter de vives réactions. À l’origine de l’affaire se trouve Alexe Frédéric Migneault, une personne non binaire qui avait déposé une plainte après avoir constaté que le système de réservation du salon proposait uniquement les options « coupe homme » ou « coupe femme ». L’affaire s’est finalement retrouvée devant le Tribunal des droits de la personne, qui a accordé 500 $ de dommages.
Depuis, le débat dépasse largement la somme en jeu. Alexe Frédéric Migneault s’est récemment exprimé publiquement sur la décision du salon de porter la cause en appel. « Ça va être toute une industrie, des entreprises, qui vont se ranger contre moi […] qui paie tout de ma poche et je ne vois pas comment je vais faire pour me défendre », a-t-il déclaré. Découragé par la tournure des événements, il a aussi affirmé : « Je ne veux plus jamais faire affaire avec un salon de coiffure. »
De son côté, le propriétaire du salon Station10, André Dagenais, soutient que la décision d’aller en appel est une question de principe. « Parfois, il faut savoir dire “assez”. Après mûre réflexion, c’était la seule décision juste à prendre : Station10 va en appel », a-t-il écrit. Selon lui, l’enjeu dépasse le litige initial et concerne l’ensemble de l’industrie de la coiffure.

« Ce n’est plus seulement une question de 500 $, c’est une question de principe pour tout notre secteur. On ne peut pas laisser une telle confusion juridique s’installer », affirme-t-il. Le salon dit faire front commun avec l’Association Coiffure Québec afin de clarifier les règles pour les entreprises. Une campagne GoFundMe a aussi été lancée pour soutenir les frais juridiques liés à l’appel.


Le propriétaire du salon a écrit sur Facebook un message suite à sa décision.






