La réponse de Patrick Lagacé à un message privé insultant a rapidement attiré l’attention, non pas par sa virulence, mais par l’ironie calme et réfléchie qui la traverse. Interpellé par un certain Maxim qui lui a écrit « Sérieux t’es mauvais en tbk », le journaliste a choisi de rendre l’échange public en publiant la photo de l’expéditeur et son message, accompagné d’un texte à la fois cinglant et presque mélancolique.
Lagacé situe d’abord la scène dans un détail révélateur : un dimanche matin à 7 h 09. À ses yeux, ce moment en dit long.

Alors que la majorité des gens profitent d’instants simples jouer avec leurs enfants, se blottir sous les couvertures ou s’adonner à une activité futile mais réconfortante certains ressentent plutôt le besoin d’écrire à un inconnu pour lui lancer une insulte. Ce contraste devient le cœur de sa réflexion.
Sans jamais tomber dans l’attaque personnelle, le chroniqueur élargit le propos. Il rappelle avoir connu ce type de messages pendant la pandémie, période où la colère et la frustration semblaient déborder dans les boîtes de réception.
En observant les profils de ces détracteurs, un constat revient souvent : peu d’échanges, peu de réponses, peu de vie sociale visible. Une solitude numérique qui, selon lui, nourrit l’amertume.
En comparant ces existences à des « lapins en chocolat », creux sous l’apparence, Patrick Lagacé signe une réponse mordante mais surtout lucide. Il transforme une insulte banale en réflexion sur le vide, la colère et le besoin de reconnaissance à l’ère des réseaux sociaux, rappelant qu’ignorer ceux qu’on n’aime pas reste souvent le geste le plus sain.






