Les propos de Bernard Drainville réagissant à l’article de Radio-Canada soulèvent un débat délicat sur les limites entre inclusion, bon sens et judiciarisation de la vie quotidienne. Dans ce dossier, un salon de coiffure a été condamné à verser 500 $ à une personne non binaire, le Tribunal des droits de la personne ayant conclu que l’absence d’options autres que « coupe homme » ou « coupe femme » constituait une forme de discrimination.

Pour Bernard Drainville, « ça va trop loin ». Il dénonce une situation où des entrepreneurs se retrouvent devant les tribunaux pour un simple formulaire de réservation, alors même que l’employeur aurait démontré une volonté d’adaptation et fait des efforts concrets.
Selon lui, ce type de décision risque de décourager les petits commerçants et d’envoyer un mauvais signal à ceux qui tentent, de bonne foi, de respecter leur clientèle.

Le ministre insiste sur une nuance importante : demander le respect est légitime, mais transformer chaque situation imparfaite en combat idéologique peut devenir contre-productif. Son intervention met en lumière une inquiétude largement partagée : à force de sanctions, on risque de rigidifier le dialogue social plutôt que de favoriser l’inclusion par l’éducation, l’accompagnement et le pragmatisme.





