Lors d’une récente émission à QUB Radio, l’animateur Benoît Dutrizac a vivement réagi à une décision du Tribunal des droits de la personne concernant un salon de coiffure de Longueuil. Le commerce, Station 10, a été condamné à verser 500 $ à Alexe, une personne non binaire, après une plainte liée à son formulaire de réservation en ligne.
En février 2023, la plaignante souhaitait prendre rendez-vous, mais les choix proposés homme, femme, enfant, barbe ou tresse ne comprenaient aucune option non genrée. Craignant de devoir se définir d’une manière qui ne correspondait pas à son identité, elle a communiqué avec le salon.

Celui-ci a expliqué que ces catégories servaient uniquement à évaluer la durée des services et a assuré accueillir tout le monde sans distinction. Malgré cela, et même après que l’entreprise eut ajouté rapidement une option inclusive et offert des coupes gratuites, la démarche judiciaire a été maintenue devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.
Le Tribunal a conclu à un manquement au devoir d’accommodement raisonnable. Dutrizac a dénoncé une décision qu’il juge déconnectée du réel, estimant que le salon n’avait manifesté aucune intention discriminatoire. Il a tourné la situation en dérision en remettant en question la notion même de cheveux genrés, évoquant des arguments biologiques pour souligner, selon lui, l’excès de la démarche.

L’animateur a aussi rappelé les actions militantes répétées d’Alexe en 2023, notamment ses grèves de la faim liées à son marqueur de sexe auprès de la Régie de l’assurance maladie du Québec. Autour de lui, les collaborateurs ont exprimé la crainte que cette décision ouvre la porte à une multiplication de plaintes symboliques.
Cette affaire, abondamment commentée en ligne, ravive au Québec le débat sur la frontière entre reconnaissance des identités, application des droits et sens pratique au quotidien. (via Conneries QC)

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