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Olivier Primeau n’en revient pas de la colère de certaines personnes envers ceux qui gagnent de l’argent

La réaction d’Olivier Primeau à l’article de TVA Nouvelles sur Édith Blais est à la fois moqueuse, lucide et révélatrice d’un malaise bien plus large. Dès les premières lignes, il avoue avoir cru à une blague en lisant le titre accusant l’autrice d’avoir écrit son livre Le Sabler pour faire de l’argent. Pour lui, l’idée est tellement absurde qu’elle frôle l’irréel. Et pourtant, ce n’en est pas une.

Avec son ton ironique bien connu, Olivier Primeau met en lumière une contradiction profondément ancrée dans le discours public québécois : la difficulté à accepter que la création soit aussi un travail.

Il s’étonne non sans sarcasme que des gens puissent reprocher à une autrice de vouloir gagner sa vie grâce à son livre, comme si l’écriture devait être un acte désintéressé, presque bénévole. Sa référence aux factures qui ne se paient ni avec l’air ni avec l’eau du fleuve Saint-Laurent souligne l’absurdité de cette attente.

Au-delà de l’humour, sa sortie dénonce une forme de jugement moral envers les artistes et les créateurs, souvent sommés de justifier leurs revenus.

En affirmant « On est rendus là au Québec », Olivier Primeau pointe un climat où le succès ou la monétisation deviennent suspects. Sa réaction agit comme un miroir : elle force à réfléchir sur notre rapport au travail créatif, à l’argent et à la reconnaissance.

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