Dans cet extrait de Facteur A, Claude Legault livre un témoignage d’une grande sincérité sur la relation distante qu’il a entretenue avec son père. À la question de savoir si cette distance était un choix conscient, sa réponse est claire : ce n’était ni une décision de sa part ni de celle de son père. Il s’agissait plutôt d’une incapacité transmise de génération en génération, une difficulté profonde à exprimer les émotions et à créer de la proximité affective.
Claude Legault explique que son père n’avait tout simplement pas appris à être proche de ses enfants. Issu d’un milieu où les hommes parlaient peu, étaient durs et réservés, dire « je t’aime » relevait presque de l’impossible.


Cette réalité a longtemps nourri chez l’acteur une forme de colère, particulièrement durant l’adolescence, période où le besoin de reconnaissance et d’amour parental est souvent plus intense. Il lui en a voulu, croyant à une forme de rejet ou de désintérêt.
Avec le temps et la maturité, son regard a changé. En vieillissant, Claude Legault a compris que son père ne manquait pas d’amour, mais plutôt des outils pour le communiquer. Cette prise de conscience transforme complètement le récit : l’absence de mots et de gestes n’était pas un manque d’affection, mais une limite émotionnelle héritée de son propre vécu.


Le moment où il réalise que ses parents pleurent en le voyant à la télévision agit comme une révélation. Sans jamais l’avoir exprimé directement, son père manifestait ainsi sa fierté et son amour.
Claude Legault comprend alors une vérité essentielle : l’amour peut exister même lorsqu’il est maladroitement exprimé, ou jamais verbalisé. Ce témoignage met en lumière la complexité des relations père-fils et la puissance de la compréhension tardive, capable d’apaiser des blessures longtemps enfouies

@icitoutv Personne n’a décidé 😞 Facteur A | À voir sur ICI Tou.tv (en direct et rattrapage) et @rc.ohdio ♬ son original – ICI Tou.tv




