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Mon Top 5 des meilleurs films de Hockey

Le film Goon, mettant en vedette Sean William Scott (a.k.a. Stiffler dans American Pie), Jay Baruchel et Marc-André Grondin dans le rôle du Québécois de service (ça en prend un, sinon c’est pas un vrai film de hockey!), prendra l’affiche dans les cinémas ce vendredi le 24 février, pour le plus grand plaisir des amateurs de hockey et de violence gratuite. Pour souligner l’événement, voici un petit top 5 des plus grands classiques de l’histoire des films de hockey:

1. Slap Shot (1977)

Probablement le film de hockey le plus iconique de tous les temps, Slap Shot a préparé la glace à tous ceux qui ont suivi. Grossier, violent et souvent gratuit, Slap Shot illustrait bien la réalité du hockey semi-professionnel des années ’70. La traduction française en joual nous a par ailleurs donné quelques perles de citations comme « Toute sauf d’l’hostie d’root beer », « Trade me right fucking now » et, le classique d’entre les classiques, « Suzanne c’t’une lesbienne! » (intégration désactivée, cliquez sur l’image pour ouvrir le vidéo dans une nouvelle fenêtre):


2. Jeu de puissance (The Mighty Ducks, 1992)

L’histoire un peu naïve de Gordon Bombay, un riche avocat détestant le hockey qui, après avoir été condamné pour alcool au volant, se voit obligé d’entrainer une équipe de peewees sans talent. Le reste, comme on dit, is history, mais ce film (et ses deux suites) aura tout de même marqué nos coeurs d’enfants avec ses personnages un peu ridicules (le gars qui sait pas patiner, le gars qui patine super vite mais qui sait pas freiner, le gros Goldberg et le gars de Dawson’s Creek dans le rôle de Charlie Conway, dans lequel se reconnait inévitablement Bombay, parce que, bien entendu, la raison pour laquelle il déteste tant le hockey c’est qu’il a manqué un tir de pénalité super important quand il était gamin et qu’il porte en lui la honte d’avoir fait perdre son équipe depuis ce temps-là – fin de la parenthèse). Une belle histoire d’espoir et de rédemption.


3. Les Boys (1997)

Un classique de chez nous, décliné en quatre films, une tournée du Québec, des tounes d’Éric Lapointe, une série télévisée et plus récemment une annonce de Proprio Direct, Les Boys fut un succès retentissant à sa sortie en 1997; c’est d’ailleurs le seul film AU MONDE a avoir détrôné Titanic au box-office régional, ce qui lui donne assurément sa place au Temple de la Renommée des films de hockey! Qu’on le veuille ou non, le fameux pep talk de Marc Messier dans le vestiaire des Boys restera probablement gravé à jamais dans la mémoire collective Québécoise.


4. Youngblood (1986)

Film culte des années ’80, Youngblood suit les débuts du jeune Dean Youngblood (Rob Lowe) dans le monde du hockey junior, passage obligé vers les ligues professionnelles. Il découvrira rapidement que, pour survivre dans les ligues majeures, ça prend plus que du talent et de la rapidité, et qu’il faut parfois littéralement se battre pour la victoire. Une des scènes mémorables du film, outre celle où il se fait raser la poche lors de son initiation ou cette autre où il se promène dans les couloirs de l’aréna en jockstrap, c’est celle où ses nouveaux coéquipiers (interprétés par Patrick Swayze et un jeune Keanu Reeves qui tente d’imiter l’accent québécois) le saoulent à coups de shooters de tequila de 2oz au bar du coin, histoire qu’il soit bien scrap pour sa première pratique:


5. Maurice Richard (The Rocket, 2005)

Le seul film vraiment sérieux dans ce palmarès, Maurice Richard (The Rocket en anglais) est un film biographique bilingue, à l’image du Québec des années ’50, retraçant la vie du Rocket et les événements qui ont mené à l’émeute de 1955 au Forum de Montréal. Plus qu’un film de sport, le film de Charles Binamé dresse le portrait d’un Québec divisé entre les riches anglophones et les prolétaires canadiens-français et d’un homme aujourd’hui devenu légende, l’emblème-même du combat pour l’émancipation d’une population jusqu’alors soumise et opprimée par « l’envahisseur » anglais.


Hors-concours #1: MVP: Most Valuable Primate (2000)

Un film dans une classe à part, MVP est au film de hockey ce que Scott Gomez est au Canadien de Montréal (mais avec un budget beaucoup moins élevé que son cachet annuel). D’un réalisme effarant, ce chef-d’oeuvre de film de sport animalier (un genre plus prolifique qu’on oserait l’imaginer) nous rappelle que les humains et les chimpanzés partagent biens des traits communs, mais malheureusement pas la capacité d’apprendre de leurs erreurs (malgré des recettes totales d’à peine 1,2M$, les créateurs du film on cru bon d’en produire deux suites, MVP2: Most Vertical Primate et MXP: Most Xtreme Primate).


Mention spéciale: Lance et Compte (2010)

Tout palmarès de films de hockey ne saurait être complet sans une mention à Lance et Compte (ou Cogne et Gagne pour nos cousins français), la série culte des années ’80 (je refuse d’entendre parler de La Nouvelle Génération, essaye-toé même pas!) qui suivait les tribulation de Pierre Lambert (Carl Marotte), sa soeur Suzie (Marina Orsini), Marc Gagnon (Marc Messier) et toute la joyeuse ribambelle de joueurs du National de Québec, une équipe fictive calquée sur feus les Nordiques (rivalité Québec-Montréal incluse) sans la moindre tentative de subtilité. La série originale a connu un succès phénoménal, atteignant des cotes d’écoute de 2 à 3 millions par épisode en moyenne (versus 1.4 millions pour la série des années 2000), un record absolu pour l’époque, faisant de Pierre Lambert un héros presque aussi important que Maurice Richard dans le patrimoine québécois.