Les pires décisions prises sous l'effet du cannabis - Petit Petit Gamin

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Les pires décisions prises sous l’effet du cannabis

Aujourd’hui, j’ai décidé d’interviewer trois de mes amis pour avoir des anecdotes reliées à leur consommation de cannabis. Je voulais entendre des histoires qu’ils regrettent ou qui sont gênantes. Je remarque que si tu consommes du cannabis, il peut t’arriver des choses vraiment plates et désagréables. Si tu veux en savoir davantage sur le sujet, je t’invite à visiter le site Encadrement Cannabis, où tu pourras trouver toute l’information nécessaire.

Le trip de bouffe qui a fait mal à mon portefeuille
Mon amie Marie-Ève est toute petite et serait assurément dans la catégorie poids plume si elle faisait de la boxe. Elle m’a raconté la première fois qu’elle a fumé du cannabis. « C’était une soirée de filles; on avait bu du vin et on a décidé de fumer un joint. » La fête était à son maximum quand Marie-Ève est partie au dépanneur pour acheter de la nourriture pour tout le monde. « Un trip de bouffe comme jamais! J’avais acheté une dizaine de sacs de chips, du fromage, du beef jerky… j’avais de la nourriture pour mes cinq amies. »

Conclusion : elle a réalisé le lendemain qu’elle avait dépensé 200 $. On peut se dire que ce n’est pas le plus gros montant au monde, mais quand tu travailles au salaire minimum, c’est une somme considérable. Elle m’a dit que pour ces 200 $, elle avait travaillé pratiquement 20 heures. Le regret a donc surgi très vite le lendemain.

Quand on consomme du cannabis, on peut poser des gestes inhabituels ou prendre des décisions qu’on n’aurait jamais prises dans des circonstances normales. Marie-Ève avait un jugement erroné et n’aurait jamais agi de la sorte si elle n’avait pas consommé. En plus, comme elle avait combiné alcool et cannabis, les effets ont été amplifiés.

Fumer et aller travailler… une idée de génie?
Simon m’a expliqué qu’avec ses amis, ils avaient eu la « brillante » idée de fumer avant d’aller au travail. Au début, tout se déroulait vraiment bien : grande rigolade, aucun problème avec les clients et les tâches à faire. « On tripait, c’est comme si le magasin nous appartenait et on faisait ce qu’on voulait. Un de mes amis a même pris son vélo pour sillonner les rangées du magasin. Une chance que le boss n’était pas là. » Vraiment, une idée de génie?

Le patron s’est finalement montré le bout du nez. L’ami de Simon qui faisait du vélo a perdu son emploi sur-le- champ et a même dû revenir au magasin, à la demande de ses parents, pour présenter des excuses. Pour les autres, l’employeur a fait un long sermon, en plus de les avertir qu’il ne tolèrerait pas une autre dérape, sous peine de congédiement. Pas besoin de vous dire que le climat a été horrible pendant plusieurs semaines après cet événement.

Quand on consomme du cannabis, il y a toujours deux phases. La première est le high, qui se déroule quelques minutes après l’inhalation. C’est le moment d’euphorie, d’insouciance, d’envie spontanée de rire et de socialiser. Après une heure, tu tombes dans la phase de down. Tu subis alors un ralentissement physique et mental qui se produit quand ton corps élimine le THC.


Partir en skate et prendre une solide débarque
Jean-Marc est le meilleur skateur que je connaisse. Il n’a jamais eu d’accident important en skate et a toujours su éviter les grosses blessures. C’est ce que je pensais, mais il m’a récemment raconté sa solide débarque en skate. « Je venais de passer ma soirée à fumer avec des chums et je suis rentré chez moi en skate, mais j’étais complètement buzzé ». Il a enchaîné en me racontant son accident : « Je roulais pas mal vite en descendant une pente, j’ai perdu le contrôle et je suis rentré dans une auto stationnée… mais assez violemment ».

Conclusion de cet accident, il a subi une importante blessure sur l’une de ses jambes et a dû aller à l’hôpital en ambulance. Maintenant, il a une grande cicatrice sur le mollet qui lui rappelle son manque de jugement. Son aisance sur un skate est chose du passé, car il a toujours une douleur au genou lorsqu’il fait son sport préféré.

En fumant, Jean-Marc a considérablement diminué son temps de réaction. Il n’a pas été capable d’éviter l’auto et, ainsi, de s’éviter beaucoup de problèmes. Ses fonctions cognitives (percevoir l’environnement et se concentrer) ont été affectées.

Cet article a été réalisé en collaboration avec le Gouvernement du Québec. Toutes les opinions exprimées sont les miennes.